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Position de Legs Africa sur l’affaire Elimane KANE / OXFAM (communiqué)

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Au moment où toute l’attention et l’énergie du peuple sénégalais sont mobilisées dans la lutte légitime et vitale pour obtenir justice et transparence dans la gouvernance de leurs ressources naturelles, nous nous serions bien passés de toute autre forme de distraction susceptible de nous éloigner de ces objectifs essentiels.

C’est donc pour cette principale raison, par respect pour le peuple sénégalais et en accord avec M. Elimane KANE Président de LEGS Africa (Leadership Ethique Gouvernance et Stratégies pour l’Afrique) qui tenait absolument à ce que ses intérêts personnels ne soient en aucune façon, ni de quelconque manière associés de près ou de loin aux intérêts supérieurs de la nation sénégalaise, que LEGS Africa s’était jusque-là gardée de se prononcer sur l’affaire Elimane KANE/OXFAM.

Nous serions encore restés dans cette posture en accordant totale confiance aux instances administratives chargées de vider ce contentieux, ainsi qu’au vaillant personnel sénégalais de OXFAM dans leur capacité à lutter contre toute forme de dépravation dans laquelle on serait tenté de les entraîner.

Mais suite au communiqué osé d’OXFAM, l’association LEGS Africa ne pouvait rester silencieuse face à une telle violence exercée sur les valeurs qui fondent notre société et un manque total de considération vis-à-vis du peuple et des institutions sénégalaises.

Nous allons donc dans ce qui suit relever les nombreuses contradictions, incohérences et ambiguïtés contenues dans le communiqué d’OXFAM, rédigé avec un argumentaire indigne d’une institution de ce rang :

1.      Le principal motif de licenciement avancé est l’implication de M. KANE dans le débat sur la gestion du pétrole. Ce débat a démarré le 04 juin 2019 après la diffusion du reportage de la chaîne britannique BBC. Les supposés rappels à l’ordre verbaux et écrits lui servis depuis le ??? février 2019 n’ont donc visiblement aucune relation avec l’objet de licenciement ; par conséquent l’articulation de ces deux (02) faits dans le dossier introduit auprès de l’inspection du travail est totalement infondée ;

2.      Si tant qu’est, la faute lourde serait avérée, pourquoi avoir attendu jusqu’au vendredi 28 juin pour y donner suite, avec cette précipitation à limiter les accès aux ressources techniques de l’institution ? Y avait-il un lien particulier entre le motif du licenciement et les informations diffusées en interne le même jour ?

3.      OXFAM confirme dans ce communiqué sa volonté « d’appuyer la voix des citoyens… », « de défendre l’espace civique… » et l’a très souvent démontré à travers de nombreux programmes d’appui à diverses initiatives citoyennes ; est-ce à dire alors qu’il y a négation des droits et libertés dès l’instant que le citoyen intègre leur institution ?

4.      Y aurait-il une version spécifique du code de conduite du personnel basé au Sénégal outre que celui posté dans le site officiel de l’institution, car nulle part il n’est fait allusion d’une autorisation comme préalable à l’engagement civique qui est le cas de M. KANE et qui bien évidemment n’a rien à voir avec le fait d’assumer un rôle dans un parti politique ou d’exercer une fonction publique ; ce qui balaie d’un revers le motif de conflit d’intérêt ; les questions d’intérêt financier, personnel ou familial étant bien évidemment sans objet dans la présente affaire ;

5.      Autre rappel historique, M. Elimane KANE a été recruté par OXFAM en avril 2013 alors qu’il venait de se forger une parfaite intégrité et une excellente réputation de cinq (05) ans en qualité de Chargé du programme Bonne Gouvernance du Forum Civil, avant d’y occuper la fonction de Directeur Exécutif jusqu’à son départ. OXFAM ne s’est donc pas privée d’une ressource aussi compétente et déjà reconnue dans l’espace public. Dans l’accomplissement de sa mission, M. Elimane KANE a donc fait mieux que préserver l’intégrité et la réputation de OXFAM, il a surtout contribué à la valoriser de manière significative, renforçant ainsi la confiance de l’opinion vis-à-vis de l’institution et la plaçant comme partenaire incontournable sur les toutes questions de gouvernance au Sénégal. Dès lors, M. KANE devait plutôt être récompensé pour service rendu ;

6.      Il est aussi important de préciser que l’association LEGS Africa, et non « son » association tel que maladroitement repris dans le communiqué d’OXFAM, composée d’intellectuels et cadres sénégalais qui partagent un amour inconditionnel pour leur patrie commune et dont M. KANE assure la présidence a été créée le 09 mars 2013 avant l’entrée de ce dernier à OXFAM, sans que cela ne soit un obstacle à la contractualisation entre les deux parties ;

7.      Se fondant sur le deuxième alinéa de l’article 1 du code de conduite du personnel, OXFAM serait en violation de son propre code de conduite. En effet, celui-ci précise à la dernière phrase, se référant aux normes et valeurs du contexte culturel différentes de celles énoncées dans ledit code, que « tout agent sollicitera (et recevra), si nécessaire l’assistance et les conseils d’OXFAM ». La réaction de M. KANE a une note d’orientation diffusée au personnel devait de ce fait être considérée en vertu de cet article comme une sollicitation d’un agent faisant face à une situation de conflit culturel et devrait par conséquent recevoir une réponse appropriée en lieu et place de cette sanction d’une extrême sévérité.

Tous ces éléments assez édifiants ajoutés à la confiance en nos instances administratives fondent notre conviction que dans cette affaire le droit serait prononcé sans équivoque.

En réalité, la véritable motivation cachée de cette cabale organisée contre un valeureux citoyen sénégalais est dévoilée dans la deuxième partie du communiqué d’OXFAM.

Autant dans la première partie, OXFAM s’en remettait à la décision de l’Inspection du Travail concernant son différend avec M. KANE, autant dans la seconde partie elle s’est trahie en montrant une exaspération et une intransigeance sur la question des LGBTI.

Le personnel, l’Etat, les sénégalais sont tenus de se plier à sa ferme volonté de défendre et mieux de pratiquer une discrimination positive en faveur des communautés homosexuelles, suivant les indications de la fameuse « lettre d’amour », à l’origine de la perte subite de sérénité de la Direction de l’institution.

A ce qui semble être le nouvel agenda d’OXFAM pour le Sénégal, LEGS Africa en communion avec toutes les composantes de la nation dit :

–          NON nous n’approuvons pas l’homosexualité ;

–          NON nous nous opposons à la discrimination positive en faveur des personnes LGBTI ;

–          OUI l’homosexualité est en total conflit avec nos croyances individuelles, collectives, culturelles et religieuses ;

–          OUI l’homosexualité est et restera illégal au Sénégal aux termes de l’article 319 du code pénal sénégalais ;

–       NON les normes internationales sur lesquelles semble se fonder le code de conduite de OXFAM ne sont pas au-dessus des lois sénégalaises, encore moins au-dessus de nos convictions culturelles et religieuses.

LEGS Africa lance un appel aux chefs religieux de toutes confessions et de toutes obédiences, aux organisations engagées dans la lutte contre la dépravation des mœurs et à tout le peuple sénégalais de se mobiliser pour montrer avec fermeté à OXFAM et à toute organisation poursuivant un objectif similaire, qu’un tel projet ne saurait prospérer au Sénégal pays de foi et de traditions profondes.

Fait à Dakar le 08 juillet 2019

Le Bureau Exécutif de LEGS AFRICA

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