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21 mai 2019
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Binta Camara a été inhumée ce mardi matin au cimetière musulman de Sara Guilèle de Tambacounda. Mais, la lumière sur les circonstances de sa mort commence à jaillir. Dans un communiqué, le Bureau des relations publiques de la police a rendu public les les détails de l’enquête qui a abouti à l’arrestation du présumé meurtrier de Binta Camara le 18 mai dernier à Tambacounda. «Il est ressorti des premières observations que la victime aurait été étranglée par un foulard trouvé serré autour de son cou”, informe la police nationale. Qui révèle, à travers un communiqué de presse, que “les investigations menées sur la scène de crime et autour de l’environnement immédiat ont amené le commissaire Baldé à conduire le gardien de la maison au siège du commissariat où il a été gardé à vue. Une fois sur les lieux, à leur tour, explique le bureau de la police nationale, les éléments de la police technique et scientifique (Pts) de Kaolack ont effectué des prélèvements sur la scène de crime et relevé tout indice susceptible de concourir à la manifestation de la vérité », lit-on dans le document. L’exploitation des donnés du téléphone a permis la perquisition de Pape Alioune Fall menuisier de son état, né en 1986 et domicilié au quartier Saré Guilé.

Selon la Police, les égratignures trouvées sur sa poitrine et sur ses parties intimes ainsi que la découverte d’unité caleçon tacheté de sang de la victime confirmé par les analyses ont fait avouer Pape Alioune Fall qui reconnait avoir agi seul.

C’est ainsi que la perquisition a permis de trouver le téléphone portable de la victime  «soigneusement dissimulé à l’intérieur du matelas qu’il a troué pour la circonstance ». Et le communiqué de poursuivre que devant les enquêteurs, “il a déclaré avoir attendu la sortie du gardien avant de s’introduire dans la demeure et ajouté avoir escaladé, après son acte, le mur de la clôture, à l’aide d’une échelle trouvée sur place».
Media28

21 mai 2019
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C’est un jour de l’époque de Senghor que je l’ai rencontré pour la première fois lors d’une conférence de la LD/MPT, un soir à Soumbédioune.

Je fus particulièrement impressionné par son intervention logique et pertinente. On sentait l’impact sur lui de la rigueur marxiste. Je regrettai déjà qu’il ne fût pas avec moi. Je l’aurais formé avec les autres jeunes et nul doute, pour moi, qu’il aurait été parmi mes plus proches compagnons. J’appris par la suite qu’il enseignait les mathématiques, ce qui me confortait dans mon impression de jeune homme logique et rigoureux.

Je pris contact avec lui mais ne réussis pas, malgré nos longues conversations, à le départir de la gangue marxiste dont on ne pouvait jamais se débarrasser une fois qu’on était pris dans la glu.

Nous conservâmes d’excellentes relations, lui me considérant comme son grand frère et moi, comme mon petit frère. Il fut pour beaucoup dans le rapprochement PDS/LD, Abdoulaye Bathily/Abdoulaye Wade.

En dépit de nos appartenances idéologiques opposées, nous devînmes des amis. A telle enseigne qu’on se demandait  pourquoi on était dans deux partis différents. Le mimétisme de transmission automatique des idéologies occidentales lorsque nous revenions d’Europe avait fait beaucoup de mal en nous divisant profondément, en nous haïssant même, bourgeoisie contre capitalisme, alors qu’en réalité nous n’étions ni l’un ni l’autre. Nous étions tout simplement aliénés.

Nous nous retrouvâmes cependant compagnons de lutte pendant des années et partageâmes souvent les geôles du pouvoir. Tout ceci nous rapprochait et nous fit comprendre qu’au fond nous avions les mêmes adversaires.

Lorsque je fus absent du Sénégal pour assez longtemps, Abdoulaye Bathily était le seul à s’opposer à toute prise de décision importante ‘’tant que Wade n’est pas là’’ disait-il. A mon retour je fus reçu par une foule de plus de 2 millions de personnes de l’aéroport à la Permanence du PDS. J’aurais pu prendre le pouvoir si j’étais tant soit peu putschiste. Mais mes convictions libérales m’éloignaient de tout pouvoir qui ne sortît des urnes. Par la suite, nous nous retrouvâmes dans un même Gouvernement Diouf grâce aux assurances que je ne cessais de donner à ce dernier que les marxistes sont, il est vrai, durs et rigoureux mais ce sont de vrais patriotes dont ont pouvait craindre des manifestations mais pas des coups d’Etat. Et puis, personne ne pouvait troubler la situation par des manifestations si le PDS n’était pas dans le coup. Comme avait dit un jour Senghor à ses pairs qui, à Niamey, à l’occasion d’un sommet, s’étonnaient qu’il pût s’éloigner aussi longtemps à une époque où, dès qu’un Chef d’Etat tournait le dos, les militaires prenaient le pouvoir : ‘’Chez moi, leur a dit Senghor, lorsque je m’absente, c’est Wade qui gère le mécontentement’’.

Aboulaye Bathily, Mbaye Diack et Amath Dansoko se sont retrouvés dans mon Gouvernement et nous avons travaillé, du mieux que nous pûmes, pour notre pays, sans surtout chercher à nous enrichir.

Quand suite à des divergences dans la gestion du pouvoir, la LD/MPT a quitté mon gouvernement, Mbaye Diack est resté et a travaillé jusqu’au bout avec moi au Secrétariat Général de la Présidence.

Il avait même créé un parti (UFPE), très proche du PDS, membre de la CAP21 et tenu à garder son idéologie.

Lorsque j’ai perdu le pouvoir, son parti a adhéré au FPDR, front dont je fus le Président. Même malade, Mbaye Diak faisait tout pour participer aux réunions du front. Il était particulièrement visible dans la bataille pour la libération de Karim WADE et avait, avec mon épouse, des relations cordiales tissées au cours les batailles d’avant 2000

Durant tout ce temps Abdoulaye Bathily, Mbaye Diak et moi, avons conservé nos relations d’amitié et de fraternité et j’ai toujours rêvé qu’un jour,  un après-Macky nous fasse nous retrouver…

Mbaye Diack est parti. Un grand patriote a disparu en laissant une petite famille. Que celle-ci comprenne qu’elle est maintenant ma famille et que je suis prêt à partager ses soucis. Mbaye Diack, un exemple de probité, de courage frisant la témérité a disparu. Que Dieu l’accueille en son paradis.

Qu’il serve d’exemple et de repère à notre jeunesse

Abdoulaye Wade

Secrétaire Général National du PDS

Ancien Président de la République

21 mai 2019
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Kaguitte ! Le nom de cette bourgade suscitait beaucoup d’espoirs chez les populations de la région naturelle de la Casamance. Après trente ans de conflit, Kaguitte a tourné la page sombre de son histoire et a entamé sa renaissance sur les cendres de son marché hebdomadaire.

Naguère haut lieux d’intenses échanges commerciaux, Kaguitte se situe dans l’Arrondissement de Niassya qui comprend les communautés rurales d’Enanpor et Niassya. Cette zone reste l’une des plus belles parties de la Basse Casamance. Et la bourgade de Kaguitte constituait une vraie attraction. Elle fut un carrefour commercial entre le département d’Oussouye, de Bignona, de Ziguinchor et de la Guinée-Bissau. Ce qui lui donnait à la fin des années 1990, le statut de poumon économique du département de Ziguinchor. Son marché hebdomadaire n’avait rien à envier ceux des autres localités du Sénégal. Il drainait les petits et les grands commerçants de toute l’Afrique de l’Ouest.

L’huile de palme, les fruits sauvages et domestiques, les produits agricoles et les produits halieutiques faisaient sa richesse. Les cases et les huttes cédaient place aux constructions en dur ou en banco. Les étals des coins de rues disparaissent au profit des boutiques. Signe de prospérité et de développement.  Les populations ignoraient la cherté de la vie et ne projetaient nullement de s’installer dans les grandes villes du Sénégal. C’était la concurrence chez les enseignants pour servir dans cette localité qui est à cheval entre le département de Ziguinchor et d’Oussouye.

Les villages de Badème, Bafican, Darsalam, Diokher, Toubacouta, Kaïlou, Kaléane, Séléki pour ne citer que ces quelques y écouler leurs produits. Mais pas pour longtemps. Les combats qui ont recommencé en avril 1990 dans la région naturelle de la Casamance après les accrochages de décembre 1982 ont tout chamboulé. Plus grave encore, Kaguitte fut le théâtre d’affrontements d’une part entre l’armée sénégalaise et bissau-guinéenne et d’autre part entre les éléments d’Atika (branche armée du Mfdc) et l’armée sénégalaise.

En trois ans, Kaguitte s’est vidé de sa sève nourricière. C’est-à-dire ses habitants. Ces derniers ont pris les pistes, les labyrinthes, les chantiers, les routes, les fleuves qui mènent à Ziguinchor, Oussouye, Guinée-Bissau, Gambie et Dakar laissant derrière eux les maisons, les vergers, les rizières, les bras de fleuves riches en fruits de mer, etc. Trente ans après Kaguitte a fini de tourner cette page sombre de son histoire.

Aujourd’hui, ce village a amorcé sa renaissance. L’Union des jeunes de Kaguitte et environs est en train de travailler pour le retour des populations déplacées. A cet effet, ils organisent des Journées dites « Retrouvailles de Kaguitte ». Elles regroupent les populations de Bouniak, Kassou Sénégal et Kaguitte. L’objectif est de réfléchir sur la cohésion sociale et la gestion des ressources naturelles.     Les populations qui s’étaient déplacées regagnent petit à petit leurs foyers. « Si le gouvernement et le Mfdc négocient pour la paix, il faudrait aussi que les communautés s’y mettent pour une paix définitive. Il faut pardonner, moi j’ai perdu mon père dans ce conflit mais je suis le premier à pardonner», laisse entendre Daouda Diémé, Président de l’Union des Jeunes de Kaguitte dans un article paru dans Rewmi du 10 octobre 2015.

En avril 2017, Kaguitte a ouvert une nouvelle PAGE de son histoire en abritant le défilé décentralisé de l’Arrondissement de Nyassia.

Vive la paix !

Vive Kaguitte !

Vive la Casamance !

Vive le Sénégal !

Par Talibouye AIDARA

Journaliste/Communicant

Email : aidara.or.t@gmail.com

21 mai 2019
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L’Ordre des pharmaciens du Sénégal a décidé d’organiser une marche pacifique ce mercredi pour dénoncer le trafic des médicaments et la libération de Mamadou Oury Diallo arrêté dans le cadre de la saisie du camion de Touba Belel.

Mais, de Suisse où il se trouve présentement, le ministre en charge de Santé et de la Prévention, Abdoulaye Diouf Sarr, leur demande de surseoir à leur grève de demain. Il promet, dès son retour, une rencontre entre les pharmaciens et le chef de l’Etat. Selon lui, le chef de l’Etat a affirmé son engagement dans la lutte contre le trafic de médicaments à travers de nombreux actes qu’il a posés. « Je suis certain, qu’autour du président, nous trouverons une solution», a-t-il dit sur Rfm.

L’Ordre des pharmaciens prend acte et promet de réagir incessamment après consultation avec la base.

Media28

21 mai 2019
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Les enseignants vont répondre au chef de l’Etat qui avait déclaré son incapacité à « augmenter » leurs salaires à travers une marche pacifique. Le G7 qui en a fait l’annonce précise que la manifestation se tiendra le 28 prochain à la place de l’Obélisque et partout sur le territoire national. En déclarant le 3 mai 2019 que l’Etat ne peut pas augmenter les salaires des enseignants, «le président de la République traduit  un aveu d’impuissance  et une cécité  en matière  de gouvernance économique».

Ils exigent « le strict  respect des accords  consigné dans le protocole  du 30 avril 2018 et le parachèvement  des négociations avec le Syndicat des inspectrices et inspecteurs de l’éducation nationale(Siens)».

Coura Ka

21 mai 2019
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Le Train express régional (TER)  sera fonctionnel  d’ici à un mois. C’est du moins ce qu’annoncé le ministre en charge des Transports. « Les travaux du Train Express Régional  avancent très bien. Nous avons retenu la date contractuelle  du 14 juin 2019 pour la fin  des travaux », a-t-il dit dans le journal  L’Observateur avant de signaler qu’il y aura une période de surexploitation. « Le démarrage  est imminent et devra se terminer  au plus tard en septembre 2019 » , ajoute Oumar Youm.
Coura Ka

21 mai 2019
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Dans un message publié sur sa page Facebook, l’ancien Premier ministre, Aminata Touré, a condamné avec véhémence le meurtre de la jeune dame, Binta Camara avant de présenter ses condoléances à la famille.

“Je m’incline devant la mémoire des femmes victimes de violence inouïe. Je condamne avec la dernière énergie toute atteinte à l’intégrité physique et morale des femmes et jeunes filles.
Notre société toute entière se doit d’assurer la sécurité et l’épanouissement de nos concitoyennes qui sont aussi nos mères, nos sœurs, nos filles, nos épouses, nos amies, nos collègues, ou nos voisines.

Je présente mes condoléances les plus attristées à notre camarade Mala Camara de Tambacounda et nous partageons sa peine suite à la disparition de sa fille arrachée à l’affection de sa famille dans la fleur de l’âge. Que Allah l’accueille dans son Paradis”, a-t-elle déclaré.

Media28

21 mai 2019
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Me Madické Niang, leader de la coalition Madické2019 a vivement condamné la série de meurtres notée dans le pays. «La recrudescence de la criminalité et des violences faites aux femmes, est juste inacceptable sous nos cieux. Dans un pays comme le Sénégal, où les femmes sont nos socles, et le vivier de notre énergie, cela ne devrait guère arriver », a-t-il campé. Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères, «une atrocité comme celle du meurtre de Binta Camara, ne devrait pas subvenir dans notre pays, à plus forte raison à une jeune femme vulnérable sans défense».

Dans ce sens, Me Madické Niang qui apporte son plein soutien aux femmes, demande aux autorités de sévir. «Que les autorités prennent à bras le corps la sécurité de nos femmes et de nos filles. Mesdames, je vous soutiens et serais à vos côtés jusqu’au bout», a-t-il fait savoir.

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21 mai 2019
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Le présumé meurtrier de Binta Camara, en l’occurrence Pape Alioune Fall, a été arrêté hier avec l’aide de la géolocalisation. Selon le journal Le Soleil, c’est en inspectant le téléphone de la défunte que le dernier appel a été identifié. Très vite, le vigile l’a identifié et a fait savoir qu’il appartenait à Pape Alioune Fall. C’est ainsi que les enquêteurs ont requis une géolocalisation qui situe le numéro à la maison mortuaire où se trouvait le présumé meurtrier. Lors du déshabillement de cet individu, les policiers ont découvert sur son corps, notamment au niveau des cuisses et du dos, des traces de griffures de la victime. Sur ces entrefaites, la police scientifique découvre des traces de sang et de sperme sur Bineta Camara appartenant à Pape Alioune Fall. C’est ainsi que le principal concerné finira par avouer son crime, rapporte Le Soleil. Pour sa part, le vigile, longtemps soupçonné d’avoir tué la jeune dame, a été libéré.

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