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20 mai 2019
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La menace d’un procès se précise pour Lamine Diack : le parquet national financier (PNF) réclame le renvoi au tribunal de l’ex-patron de l’athlétisme mondial et de son fils Papa Massata Diack, considérés par la justice comme les acteurs clés d’un système de corruption pour couvrir des cas de dopage en Russie.

Près de quatre ans après le début des investigations, le PNF veut que le Sénégalais de 85 ans, président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) de 1999 à 2015, soit jugé à Paris notamment pour “corruption active et passive” et “blanchiment en bande organisée”, selon le réquisitoire signé le 16 mai et dont a eu connaissance l’AFP.

Si le juge d’instruction Renaud van Ruymbeke suit ces réquisitions, il renverrait aussi cinq autres protagonistes sur le banc des prévenus.

Parmi eux, le fils de Lamine Diack et “homme de confiance”, Papa Massata Diack, aussi surnommé PMD: ex-puissant conseiller marketing à l’IAAF, il est soupçonné de “s’être rapproché des autorités sportives russes (…) pour négocier contre paiement la protection” d’athlètes ciblés pour dopage.

Ce personnage, au croisement d’enquêtes pour corruption au sommet du sport mondial, clame son innocence depuis Dakar où il est installé. Mais il n’a jamais pu être entendu par la justice française malgré un mandat d’arrêt. Le PNF demande qu’il soit jugé pour “blanchiment en bande organisée”, “corruption active” et “complicité de corruption passive”.

Cette enquête aux ramifications internationales a “démontré la réalité” d’un pacte de corruption sur fond de dopage institutionnel en Russie: “Sous la direction de son président et forte de plusieurs années de malversations, l’IAAF a réussi à concilier corruption et encouragement du dopage”, souligne le parquet dans son réquisitoire de 48 pages.

Au moment où les services antidopage de l’IAAF se montraient particulièrement indulgents envers des coureurs et marcheurs russes, Lamine Diack avait affirmé avoir obtenu des financements russes pour des campagnes politiques au Sénégal contre le président alors en place, Abdoulaye Wade (2000-2012).

– “Inaction” –

Fin 2011, de futurs médaillés aux JO de Londres figuraient sur une liste de 23 athlètes suspects, comme Sergey Kirdyapkin (50 km marche) et Olga Kaniskina (20 km marche), dont les titres olympiques leur seront retirés pour dopage. Ou la marathonienne Lilya Shobukhova, dont un rapport d’expert soulignait l'”usage massif” d’EPO.

Shobukhova avait reconnu avoir dû payer 450.000 euros pour éviter des sanctions. Finalement suspendue en 2014, elle avait demandé d’être remboursée et 300.000 euros lui étaient revenus, virés depuis le compte d’une “coquille vide” nichée à Singapour, Black Tidings, liée à Papa Massata Diack.

Le pacte aurait aussi facilité des négociations avec des sponsors et diffuseurs russes, avant les Mondiaux d’athlétisme à Moscou en 2013.

“Avec Valentin Balakhnichev (ancien patron de l’athlétisme russe, l’ARAF, ndlr), nous avons conclu un compromis (…) il fallait différer la suspension des athlètes pour obtenir le contrat” de sponsoring avec la banque russe VTB, avait expliqué Lamine Diack au juge Van Ruymbeke.

Deux de ses anciens proches, son conseiller Habib Cissé et l’ancien chef antidopage de l’IAAF, Gabriel Dollé, sont visés par le PNF pour “corruption passive”.

Le parquet demande enfin un procès contre Valentin Balakhnichev et Alexeï Melnikov, ex-entraîneur en chef des courses de fond à l’ARAF. Tous deux sont sous le coup de mandats d’arrêt, le premier pour corruption passive et active, et blanchiment aggravé; le second pour corruption passive.

Au final, “en raison de l’inaction conjuguée de l’ARAF et de l’IAAF”, 6 athlètes soupçonnés de dopage, dont Lilya Shobukhova, avaient pu participer aux JO-2012 de Londres, écrit le procureur.

L’ancien patriarche de l’athlétisme mondial est aussi visé pour des faits présumés d'”abus de confiance”, pour avoir permis, “du fait de ses fonctions”, à son fils “de s’approprier des recettes de l’IAAF provenant de sponsors”.

La justice française, compétente parce que des fonds ont pu être blanchis sur son territoire, avait été saisie par l’agence mondiale antidopage (AMA) en 2015.

L’année suivante, une enquête commandée par l’AMA concluait à un “système de dopage d’Etat” en Russie.

Ce scandale, qui a sévi entre 2011 et 2015, a eu de lourdes conséquences pour la Russie, rayée des pistes olympiques de Rio en 2016 et des Mondiaux d’athlétisme de Londres de 2017. Si certaines sanctions ont été levées, le pays reste privé de compétitions par l’IAAF depuis novembre 2015.

AFP

20 mai 2019
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L’Italie ne badine pas avec les histoires de drogue et ces Sénégalais arrêtés entre Milan et Turin en savent quelque chose. Le journal Vox populi rapporte que deux de ces arrestations ont eu lieu vendredi dernier à la Place Donatori di Sangue. Deux autres Sénégalais ont aussi été interpellés à Parco del Valenino/San Salvario. Le cinquième, un Sénégalais de 21 ans, a été arrêté le même jour à Lungo Dora Agrigento. Il avait voulu, pour échapper à la Police, se jeter dans la rivière. Le journal précise que 200 doses de cocaïne et d’héroïne ont été trouvées avec lui. Pire, la perquisition a permis de découvrir un demi-kilo de cocaïne et d’héroïne dans une cafetière. Avec ces arrestations, c’est encore l’image du Sénégal qui prend un sacré coup.

Media28

17 mai 2019
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Le président Macky Sall, en visite en France, a reçu hier Lamine Diack, ancien président de l’Iaaf, empêtré dans une affaire présumée de corruption et retenu par la justice française. Le journal Les Échos informe que la rencontre entre les deux hommes a eu lieu à la Résidence de l’ambassade du Sénégal à Paris. Sans autre précision.
Media28

17 mai 2019
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Me Djibril War, député sénégalais, a été élu président de la Commission permanente des règlements, des privilèges et de la discipline du Parlement Panafricain à Johannesburg. Le journal L’As note qu’il a été élu par les parlementaires de 55 États de l’Afrique représentés, chacun, par 5 députés.

Le journal ajoute qu’après son élection, l’ancien président de affaires étrangères et de la Commission des lois et des droits humains à l’Assemblée nationale, pendant 3 ans, a vivement remercié le président Macky Sall qui a porté son choix sur sa personne.
Media28

20 avril 2019
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La Cour de cassation annule la décision du tribunal de paix. Pour les partisans de Moïse Katumbi, c’est la preuve qu’il s’agissait d’une affaire politique.
Depuis le début, Moïse Katumbi a toujours clamé son innocence dans cette affaire de spoliation d’immeuble. La Cour de cassation est allée dans son sens et a annulé la décision du tribunal de paix de Kamalondo, à Lubumbashi. Celui-ci avait condamné Moïse Katumbi à trois ans de prison et à des dommages et intérêts de un million de dollars.

« Quand Moïse disait qu’il était innocent, c’était la vérité. Et aujourd’hui, la Cour de cassation vient de confirmer que Moïse disait la vérité. Il était innocent et il a été blanchi et innocenté » se réjouit maître Barthélémy Mumba Gama, l’un de ses avocats, à Rfi.

Aux yeux des partisans et des avocats de l’ancien gouverneur, la justice reconnait qu’il s’agit d’une affaire politique pour l’empêcher de postuler à la présidentielle de décembre 2018, ajoute «la radio mondiale».

Media28

19 avril 2019
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Par lettre datée du 18 avril 2019, le Premier ministre Monsieur Soumeylou Boubèye Maïga a présenté au Président de la République sa démission ainsi que celle des membres du Gouvernement, conformément à l’article 38 de la Constitution.

Le Premier ministre, dans sa lettre, a renouvelé au Président de la République sa profonde reconnaissance et sa gratitude, ainsi que celles de l’ensemble du Gouvernement, pour sa confiance et de lui avoir permis de servir notre pays et nos concitoyens, à un si haut niveau, à un moment crucial de notre histoire.

Le Président de la République a accepté la démission du Premier ministre et celle du gouvernement, et l’a remercié pour sa loyauté et son sens élevé du devoir.

Le Président de la République a également adressé aux membres du gouvernement ses vifs remerciements pour le travail accompli sous l’autorité du Chef du gouvernement.

Un Premier ministre sera nommé très prochainement et un nouveau Gouvernement sera mis en place, après consultation de toutes les forces politiques de la majorité et de l’opposition.

Koulouba, le 18 avril 2019.

“Bsr Mmes/Mrs les Ministres :
Je m’excuse pour l’heure tardive.
J’ai remis ce soir au Président de la République ma démission et celle de notre Gouvernement.Je lui ai exprimé notre reconnaissance et notre gratitude pour sa confiance et notre fierté d’avoir pu servir notre pays et nos concitoyens à un si haut niveau dans une période cruciale de notre histoire.A toutes et à tous merci pour votre accompagnement et votre solidarité.”

SBM

19 avril 2019
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La personnalité du premier ministre malien cristallisait les critiques depuis plusieurs semaines, d’influents dirigeants religieux musulmans réclamant notamment son départ. Soumeylou Boubèye Maïga a présenté jeudi 18 avril sa démission, ainsi que celle de ses ministres, au chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, selon un communiqué de la présidence. Le président « a accepté la démission du premier ministre et celle du gouvernement, et l’a remercié pour sa loyauté et son sens élevé du devoir », a précisé la présidence reprise le journal Le Monde.

«Un premier ministre sera nommé très prochainement et un nouveau gouvernement sera mis en place, après consultation de toutes les forces politiques de la majorité et de l’opposition », selon le communiqué. La démission de M. Maïga, en poste depuis près de seize mois, survient à quelques heures de l’examen par l’Assemblée nationale d’une motion de censure du gouvernement déposée mercredi par des députés de l’opposition mais aussi de la majorité.

Selon le site du journal Le Monde, M. Keïta a reçu tout au long de la semaine dernière dignitaires religieux, dirigeants politiques et représentants de la société civile, pour discuter de la situation du pays et leur remettre l’avant-projet de loi de révision constitutionnelle qui lui a été présenté le 1er avril par un comité d’experts.

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11 avril 2019
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Un mois après l’arrestation d’une chinoise  pour trafic illicite d’ivoire, un autre ressortissant du même pays a été interpellé à l’Aéroport International Blaise Diagne. Selon le journal “Enquête” il a été surpris avec des produits de contrefaçon de faune dont 27 pièces d’ivoires d’éléphants dissimules dans des sachets et pots de café et de lait en poudre, ainsi que 11 bijoux  sculptés en bois d’ébène.

A en croire le journal une collaboration étroite a eu lieu  entre la Caat, la direction générale des eaux et forêts  et de la chasse ; les maîtres des poursuites  en matières de criminalités  fauniques  et trafic de bois précieux. Il est actuellement en garde à vue  au commissariat spécial  de l’aéroport.

Media28


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