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30 juin 2019
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Le débat entretenu dans notre pays sur les Contrats pétroliers et en particulier les questions soulevées par une partie de l’opposition politique, appellent à mon sens une revue de notre législation en la matière afin de permettre à nos compatriotes de mieux comprendre les processus qui conduisent à la signature des Contrats de recherche et de partage de production en République du Sénégal.

En 1998, le Gouvernement du Sénégal, pour rendre notre pays plus attractif pour la recherche pétrolière notamment dans son bassin offshore fortement sous-exploré, a élaboré avec le support du Cabinet BEICIP reconnu au plan mondial pour son expertise dans l’industrie pétrolière, la Loi 98-05 du 08 janvier 1998 portant Code pétrolier.
A la Loi sont annexés le modèle type de Contrat ainsi que celui de l’Accord d’Association qui doit être signé entre les sociétés partenaires et Petrosen après l’édiction du Décret d’application d’un contrat.

L’activité d’exploration pétrolière est un secteur spéculatif et le législateur le stipule bien à l’Article 36 du Code pétrolier « Le contrat de partage de production est un contrat à risques… ».

C’est à ce titre que la durée des périodes de recherche a été redéfinie et le caractère obligatoire de certains éléments de compétitivité comme le bonus de signature a été révisé. En d’autres termes, le bonus n’est plus obligatoire, ce qui est différent d’interdit, mais peut être accepté chaque fois que plusieurs demandes concurrentes sont faites sur un même bloc.
De même, les périodes de rétention en cas de découvertes ont été définies.

Une erreur grave commise par ceux qui contestent ces contrats, consiste à relever le fait que des négociations aient pu avoir lieu en même temps aussi bien avec Tullow Oil qu’avec d’autres sociétés.
En effet le Code pétrolier en son Article 10 dispose que « Le Ministre après examen, décide de l’acceptation ou du refus des demandes de titres miniers d’hydrocarbures ou de contrats de services sans que ce choix ne puisse ouvrir droit à indemnité au bénéfice du ou des demandeurs non retenus. En cas de demandes concurrentes, aucun droit de priorité ne peut être invoqué ».

Si tel n’était pas le cas, la souveraineté de notre pays ainsi que sa liberté de choisir ses partenaires seraient fortement compromises. Dès lors, toute contestation émanant d’une quelconque société naguère en négociation avec l’Etat devient sans objet.

De même, le Code stipule en son Article 5 que « l’Etat peut autoriser une ou plusieurs personnes physiques ou morales de son choix, de nationalité sénégalaise ou étrangère, à entreprendre des opérations pétrolières…».

Les opérations pétrolières se déroulant exclusivement en République du Sénégal, les sociétés qui gèrent les permis s’appellent localement Capricorn Sénégal Ltd pour Cairn Energy, BP Sénégal Investment Ltd pour BP, Total E&P Sénégal pour Total, Kosmos Energy Investment Sénégal Ltd pour Kosmos Energy, Woodside Energy Sénégal pour Woodside Energy…. et Petrotim Ltd Sénégal pour Timis Corporation, etc.. (Article 8).

Il convient de bien noter que toutes ces sociétés ont été créées après la signature des Contrats et l’édiction des Décrets d’application et sont dirigées par un « représentant pays ».
Comment alors comprendre, ce débat superflu portant sur le fait qu’une société puisse bénéficier d’un titre minier antérieur à sa création ?

Par ailleurs, l’Article 8 dispose que « Nul ne peut être titulaire d’un titre minier d’hydrocarbures s’il ne justifie de capacités techniques et financières pour mener à bien les opérations pétrolières. »

Les sociétés internationales transfèrent le titre minier à ces structures nouvellement créées après l’obtention du Contrat et la signature de leur décret d’application conformément au Code pétrolier en ses Articles 48 (notion de sociétés affiliées) et 56 (cessions et transmission de titres miniers).

Quel sénégalais connaît le nom des dirigeants de BP, Kosmos Energy, Total ou encore Woodside Energy ? La vérité est l’Etat ne traite pas avec des personnes mais avec des sociétés.
Peut-on refuser à Timis Corp, ce qui est accepté aux autres autres ? C’est la raison pour laquelle Monsieur Frank Timis n’a rien à voir dans ce débat si ce n’est pour installer une polémique stérile.

L’Etat du Sénégal connaît bien le Groupe Timis Corp qui est présent dans notre pays depuis 2010 ( bien lire 2010 !) à travers sa filiale African Petroleum qui a bénéficié des permis miniers sur les blocs de Rufisque Offshore Profond et Sénégal Sud Offshore Profond.

C’est bien plus tard en janvier 2012 que les contrats qui font l’objet de polémique ont été signés sous le régime précédent et approuvés par Son Excellence le Président Abdoulaye WADE.

De même, les Décrets d’application (publiés dans la presse) ont été signés par le Président WADE et son Premier Ministre Mr Souleymane N’déné Ndiaye sur la base d’un rapport de présentation que Monsieur Aly Ngouille Ndiaye alors dans l’opposition n’a pu établir. D’ailleurs, il est important de noter qu’aucun Ministre n’établit un tel rapport qui est généralement préparé par Petrosen et/ou la Direction des Hydrocarbures du Ministère en charge de l’Energie.

C’est ce même rapport de présentation qui a été repris en Juin 2012 quand il a fallu signer les Décrets d’application conformément à l’Article 34 qui dispose que « Le décret et le contrat de services sont publiés au Journal Officiel et font l’objet d’un enregistrement dans les conditions prévues par la loi. »

En outre, il faut rappeler qu’avant de signer au Sénégal, Timis Corp possédait déjà plusieurs contrats de recherche en Afrique notamment en Gambie, en Sierra Leone et au Liberia.

Comme pour toutes les compagnies pétrolières, le Group Timis qui possède plusieurs filiales listées dans les bourses de Londres et Sydney, a fourni alors à l’Etat les informations relatives à son profil, ses actionnaires parmi lesquels figurent de grandes entreprises internationales (banques, Assurances, Fonds de pensions…) prouvant ainsi largement ses capacités techniques et financières conformément à l’Article 8 du Code pétrolier.

Ceux qui mettent en cause les capacités du Group Timis Corp savent-ils que sa filiale Petrotim Ltd a fourni à l’Etat, conformément aux Articles 18 et 19 du Code pétrolier deux (2) garanties irrévocables à 1ère demande de huit (8) millions de dollars américains pour garantir les engagements de travaux contractuels pour la 1ère période de recherche de chacun des blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond, soit un total de seize (16) millions de dollars américains? Ces documents ont été rendus publics par la presse.

On le voit bien, le législateur vise bien le Groupe de sociétés à l’Article 8 plutôt qu’une filiale qui du reste est bien souvent créée après l’obtention des titres.
Cela est d’ailleurs propre à tous les secteurs économiques où l’activité résulte d’une autorisation préalable de l’Etat, car on voit mal une compagnie étrangère arriver dans un pays, créer une filiale, s’installer pour ensuite chercher à négocier avec le Gouvernement un projet à réaliser !

Il en est de même pour l’étonnant débat sur le fait qu’une société mère puisse être créée après ses sociétés filles !
Ceux qui suivent le fonctionnement des organisations noteront que chaque jour, des sociétés sont créées spécifiquement pour posséder et chapeauter d’autres plus anciennes, pour des raisons propres à leurs actionnaires.

Il est aussi incontestable que les Contrats portant sur les Blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond étaient les plus avantageux pour l’Etat du Sénégal que tous les autres alors en vigueur dans notre bassin offshore.

De même un benchmark des contrats signés dans les pays dont les bassins sont similaires à celui de notre pays en termes de découvertes de réserves prouvées, montrerait que les intérêts du Sénégal sont bien préservés.

De ce qui précède, on peut logiquement déduire :

– que le Groupe Timis Corp avait les capacités techniques et financières pour conduire des opérations pétrolières au Sénégal, et conséquemment toute société qui lui est affiliée au sens de l’Article 40 du Code pétrolier ;
– que le rapport de présentation des décrets n’est ainsi en rien « faux » en ce qui concerne les capacités techniques et financières visées ;
– qu’il est bien possible que des sociétés détentrices de titres miniers au Sénégal puissent bien être créées après la signature des Contrats et des Décrets par transmissions/cessions de droits tels que définis par le Code pétrolier notamment en son Article 56 ;
– les intérêts de notre peuple ont été préservés au regard de l’importance des parts cumulées de l’Etat et Petrosen dans lesdits Contrats pour un pays dont le bassin n’avait pas généré de découvertes majeures au moment de leur signature ;
– que ne pas signer les Décrets d’application après l’alternance de 2012 :
o aurait pu générer un arbitrage international à la demande du Groupe Timis Corp et bloquer conséquemment l’exploration des blocs concernés ;
o aurait entaché la crédibilité du Sénégal car les Contrats étaient déjà signés et dûment approuvés par le Président de la République d’alors conformément à l’Article 34 du Code pétrolier ;
o aurait empêché les importantes découvertes de gaz qui ont rendu plus attractif le bassin offshore et dont l’exploitation prévue à partir de 2022 aura un impact économique important dans le processus de développement de notre pays.

Dès lors, l’important pour notre pays est d’inscrire la transparence au cœur de la gouvernance de ce nouveau secteur stratégique qui impactera chaque jour davantage l’avenir de chacun d’entre nous.

La mesure de haute portée patriotique prise par Monsieur le Président de la République qui a consisté à inscrire dans notre charte fondamentale l’appartenance des ressources naturelles au peuple lors du référendum du 20 mars 2016 est à saluer.

Il en est de même de l’adhésion du Sénégal à l’Itie en 2013 qui renforce la transparence par la publication des contrats ainsi que l’accès à toutes informations relatives aux parties prenantes dans la gestion des titres portant sur les ressources naturelles.

La Loi 2019-03 du 1er Février 2019 portant sur le nouveau Code pétrolier qui est plus conforme au futur statut de pays producteur d’hydrocarbures et à la préservation des intérêts de l’Etat ainsi que celles relative à la gestion des futurs revenus pétroliers (avec les parts réservées aux générations futures) et au contenu local, sont autant de mesures fortes qui méritent une mobilisation de toutes les forces vives autour des dirigeants librement choisis par le peuple souverain.

Enfin, la création du Cos-Petrogaz et son ouverture à la société civile et à l’opposition politique fondent des raisons d’espérer que la dynamique de transparence et d’inclusion dictée par le Président de la République pour la préservation des intérêts stratégiques de notre peuple triomphera par-dessus tout.

Par Serigne Mboup
Ancien Directeur Général de Petrosen

30 juin 2019
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Quand nous nous trouvons dans une situation « après coup », qui plus est englués jusqu’au cou, nous avons notre propre conscience pour nous-mêmes, pour autant que nous ayons la vérité avec nous ou de notre côté. Nul besoin alors de jurer la main sur le cœur ou sur un quelconque objet saint pour l’attester.

Jurer « après coup » sur quelque objet saint ne saurait être, ni une manifestation divine, ni à plus forte raison une excuse absolutoire. Bien au contraire, ce serait faire la démonstration que nous n’aurions plus notre conscience pour nous-mêmes et qu’elle ne serait plus que l’affaire d’un dieu-satellite, qui nous épie depuis là-haut, certes, mais un dieu-satellite muet. Et comme tel, il ne nous dénoncerait jamais, quand bien même il en mourrait d’envie.

Franchement, quand nous prétendons être avec Dieu et que nous contrevenons en même temps à ses commandements, qu’est-ce qui peut bien nous empêcher de jurer « après coup », la main sur le cœur ou sur la Bible ou le Coran ou encore sur le Fétiche, que nous sommes blancs comme neige ? ou noirs comme ébène, autre symbole de pureté ou de perfection ?

Aliou Sall jurant « après coup » sur le Coran pour laver son honneur, concurremment avec la tentative vaine de son frère le président Macky Sall de l’absoudre de tous manquements dans l’affaire concernée, c’est le cas d’espèce même qui interroge les cœurs et les consciences, sans ménagement aucun, et interpelle plus que jamais la justice.

‘‘Aliou, où es-tu ? (Il faut croire qu’il n’est plus à sa place, la sienne propre) Et qu’as-tu fait ? (Manifestement il a fait quelque chose)’’

Il va sans dire que notre dieu-satellite étant un dieu muet, Aliou Sall ne saurait entendre un tel cri de sa part. Sinon, stimulés par une telle voix (intérieure ? ou plutôt extérieure ?), son instinct, ou son intuition, ou encore son flair, ou quelque chose du genre, instantanément, immédiatement, spontanément, auraient arraché à son estomac l’acte qu’il aura mis tant de temps à poser publiquement.

Ce faisant, il se serait dépouillé de tout, mais alors de tout, y compris donc de tous ses privilèges, tout d’abord ; et ensuite il se serait mis d’initiative à la disposition de la justice (des hommes), ici et maintenant. Et peu importe si d’aventure le procureur de la République compétent était tenté de croire à son innocence, d’une part, et, d’autre part, à la culpabilité d’un tiers, fût-il la moitié du mis en cause, voire d’un troisième larron malin comme le serpent.

A Dieu donc ce qui est à Dieu, là-haut, et à dame justice ce qui est à dame justice, ici-bas !

Or, ici-bas, les mots et les actes ne trompent pas. En soi, ils ne trompent jamais. Mais entre les premiers et les seconds, il y a les attitudes, qui, elles, peuvent être trompeuses.

En l’occurrence, les mots prononcés et les actes posés par Aliou Sall lors de sa « comparution » publique en disent long et témoignent laborieusement de sa peine, de sa souffrance, réel(le)s pour le coup.

Sauf que la tiédeur de son attitude, avant, pendant et après ladite « comparution », frise, sinon l’inquiétude, du moins l’embarras, là où nous aurions plutôt aimé, adoré même, découvrir un Aliou Sall vraiment chaud ou vraiment froid, se dépêtrant courageusement du « scandale du pétrole et du gaz ».

Dakar, le 30 juin 2019.

Jean-Marie François BIAGUI

Président du Parti Social-Fédéraliste (PSF)

27 juin 2019
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Mon cher Krépin,

Mon cher neveu, (certainement)
Mon cher lion,
Tant que tu feras crépiter ton talent, tu feras l’essentiel, et
Les caméras feront des gros plans sur toi parce que tu seras le meilleur.
Tant que tu continueras à te donner à fond pour ton continent et ton pays,
Les gens t’observeront et parleront de toi!
Qui pour t’encourager;
Qui pour te décourager;
Qui par humour;
Qui par amour;
Qui par haine;
Qui par dépit car tu auras battu son équipe;
Qui par bêtise car il ne sait pas ce qu’il fait ;
Qui par calcul car il cherche à te déconcentrer;
Qui par imitation des autres!
Au même moment, mon cher neveu (même si je ne te connais que par ton talent),
Il y a ceux qui auraient aimé être célébrés comme toi mais qui ne le sont pas,
Ceux qui voulaient être à ta place mais qui n’en ont pas la chance,
Ceux qui t’aiment et qui aiment la beauté de ton talent!
La beauté de ton patriotisme africain!
La beauté de ton sourire candide!
La beauté de tes courses!
La beauté de tes dribbles!
La beauté de ton engagement juvénile!
Alors, cher Krépin, tu dois choisir ce qui est essentiel:
– rire avec ceux qui veulent rire;
– pardonner aux « méchant (e)s »;
– ignorer les « farceurs»;
– continuer à bien faire ton métier:
– t’attendre à tout !
Mon cher Krépin rit avec ceux qui rient.
Fait rire ceux qui t’aiment mais ne montre jamais que tu es touché car « touché-coulé »!
Ce qui compte certainement pour tous, c’est que tu es une chance pour ce pays et ce continent.
Tu as tout notre RESPECT !

Par Massamba Guèye

25 juin 2019
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M. le Président, dans une rencontre du SEN de l’Apr, le 15 avril, vous avez affirmé que tous ceux qui s’adressent à vous par voie de presse ne vous parlent pas. Car vous ne les écoutez pas. J’ai eu un pincement au cœur. Je n’ai pas accès au palais quand je veux. Je ne ferai pas de pieds de grue. Je n’enverrai personne non plus. Je me permets donc, M. Le Président, de m’adresser à vous par voie de presse. Quitte à…

Vérité ou perception ? Des Sénégalais pensent qu’il n’y en a que pour la famille, la belle-famille, le Fouta et Fatick. Au risque de confirmer et de frustrer de trop, une prise en compte des autres localités du pays s’impose. Une question d’équilibre et de justice territoriale dans les postes nominatifs. A participation politique égale, la distribution des postes politiques doit être équitable, à mon avis. Je ne cesserai de le réclamer.

Au risque de nous troquer en trompeurs et de nous ridiculiser devant nos militants et adversaires, nous requérons des postes nominatifs. Nous ne sollicitons pas l’impossible ni l’indisponible. Nous voulons, comme certains enfants du Sénégal des autres localités, apporter notre part de contribution dans la construction collective du Sénégal. Nous sommes bien formés et sommes capables de relever des défis.

Le département de Goudomp a activement participé à votre réélection. Nous voulons le retour de l’ascenseur. Non parce que le pays est un butin électoraliste à se partager mais parce qu’une récompense d’efficience est essentielle. Loin d’une sollicitation politicienne mais une reconnaissance, fondamentale, des sacrifices consentis et une promotion de ces cadres qui se sont engagés et qui ont mouillé le maillot.

Chaque fois qu’un conseil des ministres est tenu, des centaines des nôtres sont devants le petit écran pour espérer entendre le nom d’un FILS du département à la lecture du communiqué du conseil. À ce jour, un seul nom a figuré sur la liste des nommés, à ma connaissance. Pour le reste, c’est un vent de déception qui vient balayer les espoirs escomptés. Je ne pense pas qu’il faille jeter ces espoirs à la poubelle.

Nous voulons garder nos jeunes à la maison, les retenir et les mettre à contribution dans les initiatives de développement de notre département et de nos localités respectives.  Nous ne pouvons pas le faire avec les mains. Il faut entretenir l’espoir concrètement et créer de l’émulation dans l’engagement politique. Les chantiers sont énormes et les compétences sont là, disponibles.  Nous sommes prêts à servir la patrie.

Mamadou Lamine BA

Consultant en Médias et Communication

Responsable de l’APR dans la Commune de Baghère.

Tel (WhatsApp): 76 611 39 40,  Email : ballamine@gmail.com

24 juin 2019
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Incapable de proposer aux populations sénégalaises un projet de société, et manquant de vision claire pour l’avenir du Sénégal, l’opposition a décidé l’instauration d’un Impérialisme moderne dans notre pays. C’est le cas de le dire. Elle est pourrie par un regroupement politiquement infréquentable et décadent dont certains des animateurs sont toujours dans la haine et les hostilités. Leur activisme politique extrémiste est unique. Tout le problème réside dans la conception absurde, erronée et étriquée qu’ils ont du pouvoir.  Avec leurs discours populistes, ils seraient les seuls représentants du peuple véritable, alors que le peuple souverain vient d’élire avec 58% des voix le véritable représentant du peuple le 24 février 2019, en l’occurrence le Président Macky SALL. Malgré cette victoire incontestable du Président, ils sont toujours dans une logique anti-démocratique et rétrograde de la conquête du pouvoir.  En réalité, ils n’ont jamais voulu de la démocratie et ils n’en veulent pas. Ils ne croient pas au passage démocratique de témoin. Ils espèrent arriver au pouvoir par la conjuration et les tumultes tragiques. Leur stratégie est toute simple. Ils opèrent dans une sphère d’intoxication ciblée et circonscrite qui elle-même se réduit comme une peau de chagrin. Conscients du fait qu’ils ne bénéficient pas du soutien populaire, il leur faut permanemment causer la désunion. Peu importe ce que ça peut coûter à la paix et la quiétude sociale des populations sénégalaises. Pour eux, la fin justifie les moyens. Leur rhétorique qui se caractérise par un recours systématique à la démagogie, à travers une manipulation fantaisiste de la vérité qui vise tout simplement à saper les espoirs des citoyens, particulièrement sa composante jeune, est un crime envers les générations futures. Aucun doute que nous sommes face à des activistes prêts à mettre notre pays à feu et à sang pour leurs propres intérêts et leurs ambitions politiques. Ce discours populiste, qui cherche à dresser le peuple contre les autorités dirigeantes, la justice, les patrons d’entreprise et les médias, par des accusations non fondées de corruption, doit inciter cette jeunesse sénégalaise intelligente à revoir son soutien. Car la violence, la vulgarité et le mépris dans leurs propos, leurs écrits et leurs actes sont les seuls arguments de leur projet de société. C’est seulement de cette manière qu’ils entendent s’opposer, conquérir le pouvoir et l’exercer de la manière la plus fasciste. Comme l’a dit Albert Camus : « Toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme. » Il est grand temps que cette jeunesse intelligente et patriote prenne ses responsabilités pour assurer son bel avenir dans un Sénégal producteur de pétrole et de gaz. Comme le dit Mr Mohamed Moustapha DIAGNE, président de Synergie Républicaine : « Une opposition responsable et patriotique aurait encouragé les jeunes sénégalais à se ruer vers les métiers du pétrole et du gaz.»

En réalité, Ousmane SONKO, Abdoul MBAYE, Thierno A. SALL, sous leur manteau de chef de parti, forment un cartel d’ethnocentristes, de populistes et de confusionnistes où chaque groupe joue au plus insolent pour cacher une intégrité plus que douteuse. Ils font usage des médias et des réseaux sociaux pour intoxiquer des honnêtes citoyens, les tromper, les mobiliser sur des fausses bases et faire du Sénégal un pays ingouvernable.  Cette jeunesse consciente du Sénégal doit mettre fin à la « sous-traitance politique » à elle confiée et arrêter de jouer le jeu des politiciens pétochards, des pantins de puissants lobbies impérialistes. Jeunesse sénégalaise, d’ici et de la Diaspora, sachez qu’actuellement au Sénégal, il n’y a pas une vraie opposition. En face de la majorité, il n’y a pas de face pour lui faire face. Il n’y a que des masques. Les manœuvres dilatoires, les faux-fuyants, sont contre-productifs et ne peuvent être des réponses à des questions liées à la gestion de notre chère patrie. Comme l’a dit Napoléon Bonaparte: « La première des vertus est le dévouement à la patrie. »

Aliou Ndao FALL

Secrétaire national chargé de la Diaspora/Apr

Et Délégué régional de la Diaspora.

23 juin 2019
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Depuis quelques heures, des parents et des amis, qui se font apparemment des soucis sur mon sort, m’appellent après avoir lu un court texte posté ce jour par le site leral.net, à 10 heures 27 minutes. Le fameux texte a pour titre : ‘’Fuite du rapport de l’Ige sur Petro-Tim: Mody Niang cuisiné par la Section de Recherches’’.

Dans le texte, le site affirme ceci : « L’analyste politique Mody Niang a été entendu hier à la Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane.
Il a été interrogé sur les fuites du rapport de l’Inspection générale d’Etat sur l’affaire Petro-Tim. L’ancien ministre Samuel Sarr qui l’a précédé devant les enquêteurs, l’accuse d’avoir reçu ce rapport ‘’non déclassifié’’ par l’entremise de l’ancien vérificateur général, Nafy Ngom Kéïta. »

Je rassure mes parents et amis. Je n’ai jamais été cuisiné par la Section de Recherches de la Gendarmerie. Je prends à témoins le Commandant Mbengue et ses collaborateurs. C’est moi-même qui ai pris l’initiative de me faire entendre par la Section de Recherches. C’était le mercredi 19 juin 2019. Le Jeudi 20, je reçus un appel qui me demande si je peux me présenter à la Section de Recherches le lendemain vendredi à 9 heures 30. J’accepte et me rends sur les lieux le jour 10 minutes avant l’heure indiquée.

Pourquoi ai-je souhaité me faire entendre ? Le lundi 17 juin 2019, l’ancien ‘’conseiller financier’’ et ancien ministre du vieux président-politicien me prend à partie dans un texte publié en bonne place par le quotidien ‘’Libération’’ de ce jour. Le texte est un tissu d’injures grossières, qui donnent une idée exacte du sulfureux personnage. En particulier, il y présente Mme Nafy Ngom Kéïta comme la source principale de tout ce que j’écris. Sans cette allégation, j’allais passer sur les nombreuses autres, car les Sénégalais savent faire la différence entre cet individu et moi. Nous appartenons à deux mondes différents. Il en veut à la respectable dame qui était Vérificatrice générale de l’Inspection générale d’Etat (IGE) au moment où les rapports qui l’accablent étaient établis. A moi, il en veut à mort pour avoir étalé au grand jour ses nombreux brigandages financiers dans trois contributions. Je lui ai donc fait une réponse par le même canal, le quotidien ‘’ Libération’’.

Je publie des contributions depuis une quarantaine d’années, donc 36 ans avant d’avoir connu cette honorable dame, dont il me pèse de citer le nom ici. En outre, toutes les informations que l’on lit dans les contributions où j’étale les forfaitures de l’individu inconnues du grand public, sont tirées des documents publics, les principaux étant : les ‘’Rapports publics sur l’état de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes’’ publiés annuellement par (IGE) depuis 2013, les Rapports de la Cour des Compte, le Site du Gouvernement, etc. J’invite mes parents, amis et autres compatriotes à lire ma réponse à l’individu (‘’Moi, par contre, je le connaisbien’’) et mes deux contributions suivantes :

1)   – ‘’ Oui, président-politicien, oui messieurs les juges : Khalifa Ababacar Sall a vraiment bon dos !’’ ;

2)   – ‘’ Affaire Khalifa Sall : un procès manifestement injuste’’.

Ils peuvent les lire à xalima.com, seneweb.com, dakaractu, aux sites de Momar Diongue, de Papa Alé Niang, etc. Il leur suffit de cliquer sur mon nom. Ils se rendront compte que tous les faits qui y sont évoqués sont directement tirés des documents publics cités plus haut, avec la référence des pages. Devant le Commandant de la Section de Recherches et ses collaborateurs, j’ai développé les mêmes arguments, preuves à l’appui. A la fin de mon exposé, ils m’ont posé quelques questions et nous nous sommes quittés. J’ai tourné la page depuis que je suis sorti de la Gendarmerie. Je n’en ai parlé à personne, même pas à ma famille qui a lu le texte de leral.net et d’un autre (senego.com), en même temps que tout le monde.

Je n’ai donc été cuisiné par personne. J’ai pratiquement oublié ce passage à la Gendarmerie, sur ma demande, depuis que l’entretien a été bouclé. Je rassure parents et amis. Qu’ils ne se fassent surtout pas de soucis pour moi ! Je suis très conscient de mes responsabilités et sais où je pose les pieds.

Dakar, le 22 juin 2019

Mody Niang

22 juin 2019
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Décidément, il apparaît de plus en plus clairement qu’on prend le peuple pour moins que rien. Et il n’a droit qu’à entendre des salanites sur ceux qui le gouvernent. Et des contre vérités , aussi. Il n’a pas droit à l’explication après interpellation. Il est trop immature pour ça.
Alors qu’il s’ attendait, puisqu’il a saisi sa plume, lui interpellé, à sa réaction.
Mais rien. NADA, TOUSS.
Nous avons eu droit à des refrains philosophiques et de prospectives futuristes.
Alors , qu’il est question du réel concret. Une accusation clairement portée contre sa personne pour avoir bénéficié de commissions du fait de sa responsabilité d’alors.
C’EST DE ÇA DONT T’IL S’AGIT !
Pour porter les aspirations du peuple à une gestion transparente de ses ressources, il faut soi même , leurs donner réalité et les incarner a tout moment, en toutes circonstances.
Pas seulement, quand on n’est plus aux affaires. Pas seulement quand on cherche par la nuisance à éroder la crédibilité d’une personnalité légitimée par le suffrage universel.
Pas seulement, quand on convoite une posture politique que son aura rend difficile à obtenir.
Ne nous positionnons pas sur des questions pour lesquelles, tout notre parcours durant. d’adolescent à adulte, d’élève à vie active, nous nous en sommes écartés, soucieux qu’on était de s’occuper de notre « avenir « .
Lui et l’autre ! Étaient ils dans les barricades de l’époque quand il s’agit de conquérir nos droits , démocratiques comme sociaux.
Et lors des combats pour un processus électoral clean ? Et les derniers mouvements, à la base de la deuxième alternance de 2012, notre conquête.
Deux explications attendues.
D’abord  , sur les accusations de corruption pour crédibiliser la nouvelle posture recherchée. A défaut, arrêtez de nous tympaniser.
Ensuite, nous édifier sur vos parcours de contributeurs à la construction de notre démocratie.
A défaut, arrêtez de nous tympaniser.

Harouna Hanne 
Citoyen sénégalais. 

22 juin 2019
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Au moment où l’opposition semble parler d’une même voix, la majorité présidentielle, particulièrement l’Apr manifeste un manque de sérénité face à l’offensive sans commune mesure de forces radicalement hostiles. Les républicains, s’ils ne restent pas aphones, versent dans des querelles de chapelles en leur sein. Ainsi, au même titre que l’opposition ils menacent fortement les intérêts et la cohésion de la nation, notre économie et nos valeurs. Plusieurs responsables républicains gesticulent pour attirer l’attention du Président, mais ne font pas l’effort d’une construction en commun, de dépasser leurs propres aversions. Dans ces conditions, on ne voit pas comment le Président devrait conforter les uns ou les autres. Car le Président nous a de tout temps appelé à : un esprit d’équipe dans la cohésion et dans la discipline. Les militants, les sympathisants pour ne pas dire les populations sénégalaises de l’intérieur comme de la Diaspora, qui ont accordé librement leurs suffrages le 24 février au Président Macky SALL, sont tétanisés par cette communication inaudible et incompréhensible des responsables républicains. Au moment où notre coalition, BBY, veille à maintenir sa cohésion pour mobiliser autour du projet de société du président de la république, l’Apr n’a pas le droit de saborder cet esprit d’équipe pour des raisons d’égo ou de leadership au sein du parti. L’esprit d’équipe se cultive et ne s’impose pas comme une évidence. Aujourd’hui nous n’avons qu’un seul leadership à défendre : celui du président Macky SALL qui est notre leader de droit et de fait. Il nous faut retrouver notre esprit d’équipe qui doit tendre vers un objectif commun renforçant la volonté de réussir et de faire aboutir les projets en cours et à venir du président de la république. La cohésion s’accompagne de l’adhésion de tous, surtout des responsables du parti d’ici et de la Diaspora, à la discipline souhaitée par le leader afin que les performances soient au rendez-vous. Mais lorsque notre cohésion ne cohabite pas avec l’adhésion aux directives et recommandations de notre leader, alors des formes de résistance s’installent et des freins à la réussite apparaissent. Nos forces, nos compétences et nos expériences ne peuvent être utiles au président que si nous sommes capables d’être tous ensemble dans une dynamique gagnante à l’intérieur, de même dans la Diaspora. Ensemble faisons confiance et laissons notre justice faire son travail dans cette affaire qui ne cherche qu’à déstabiliser la gouvernance du président Macky SALL. Aujourd’hui si nous reconnaissons que le président de la république a bien posé les fondements d’un Sénégal émergent, alors nous devons nous engager résolument pour un soutien total du projet de société de notre leader. Dans cette belle perspective, déterminante sera la place de la Diaspora.

Aliou Ndao FALL

Secrétaire National chargé de la Diaspora

et Délégué régional de la Diaspora.

21 juin 2019
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L’espace politique est pollué ces derniers temps par la noirceur du pétrole. En cause, un supposé scandale jetant le flou dans l’opinion publique nationale et internationale.

Laissons la justice tirer au clair cette affaire.

 Pendant ce temps, nous voudrons lancer une alerte : évitons de nous faire divertir pour enfin nous diviser !

En effet, le Sénégal est un et indivisible et nous avons tous le devoir de préserver la cohésion sociale, gage d’un avenir serein, seul legs pour les générations futures.

Attention ! Le Sénégal, avec les découvertes du pétrole et du gaz est devenu une proie au centre de la géopolitique et de la géostratégique attirant ainsi la convoitise des mania industriels du pétrole et du gaz et aiguisant l’appétit des lobbies de tout acabit avec des moyens insoupçonnés.

Et comme si le pétrole ne suffisait pas, la mission de l’Union Européenne, dans son rapport produit suite à l’élection présidentielle de février 2019, ne s’est pas limitée, en sa qualité d’observateur, de donner des recommandations sur les imperfections de notre système de parrainage que tous les acteurs politiques ont d’ailleurs constatées et acceptées mais plutôt, de donner des injonctions pour la suppression purement et simplement de notre système de parrainage qui existe dans notre architecture électorale depuis la constitution de 1963.

— Coïncidence ou hasard ?! —

C’est pourquoi nous devons être vigilants et mettre le focus sur les belles perspectives qui s’offrent au Sénégal et faire preuve de retenu et de responsabilité pour éviter la malédiction des ressources naturelles en général, le pétrole, en particulier.

Le Dialogue national se présente ainsi comme une belle opportunité pour tous les acteurs politiques, économiques, sociaux, culturels et de la société civile de se retrouver autour d’une table et sur des questions majeures qui intéressent le devenir de notre pays pour le renforcement de sa démocratie, sa bonne gouvernance, sa cohésion sociale, sa stabilité, sa souveraineté, bref, pour tirer un grand profit de ces ressources naturelles.

Dans la même foulée, nous appelons tous les acteurs, notamment les acteurs politiques de mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation, dans le cadre du dialogue politique autour de personnalités indépendantes et consensuelles, pour aboutir à des accords et des consensus forts car le peuple nous regarde et nous attend. Vivement le dialogue national !

Madihou NIAKASSO,

Secrétaire Général « Beug Beug Askan Bii »

20 juin 2019
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“A force de regarder l’abîme, l’abîme regarde en vous”, disait Nietzsche. Comme tous les lundis, nous attendons avec empressement les analyses au laser de l’actualité la plus lancinante de notre grand-frère et très respecté Babacar Justin Ndiaye. Mais, celles du 17 juin ont fait naître chez nous un effarement qui explique nous empruntions au chirurgien son scalpel pour disséquer voire dépecer les idées que vous avancez.

Déjà, vos premiers propos dégagent un parfum de parti pris : “Moins de vingt jours après la cérémonie d’ouverture du dialogue national, (le 28 mai dernier), dans une ferveur patriotique et suivant une démarche grosse de consensus, voilà que l’Etat serre brusquement les dents, grimace subitement et griffe rudement tout ce qui bouge dans la rue” !

Non, grand-frère, les adverbes sciemment choisis tronquent la réalité. L’Etat n’a pas agi “brusquement”, “subitement” et “rudement” mais a plutôt réagi au documentaire partisan, cabalistique et très sibyllin de la BBC, aux attaques et accusations sempiternelles d’une l’opposition dite radicale, envahissant les médias et professant tout et son contraire sans oublier le matraquage d’une certaine presse relayée dans les réseaux sociaux rendant un verdict infamant d’une affaire qu’elle qualifie scabreusement de “scandale”.

Au lieu d’une “crispation” comme vous dites, je vois une sérénité de la part des gouvernants au premier chef desquels le Président de la République. Voilà qu’on l’accable aujourd’hui avec ses défenseurs pour avoir riposté en vue de clarifier, alors que dans un passé très récent, on lui reprochait son manque de communication et son autarcie. Au lieu d’une “lucidité brûlée” ou d’une “clairvoyance calcinée” comme vous dites, je vois l’expression d’une gérance responsable de l’ordre public face à une opposition qui a refusé la main tendue du Chef de l’Etat pour échanger sur la res publicae et qui a dit non au dialogue, gage de la stabilité et de la paix dans le pays. Ces réfractaires, préférant la confrontation à la concertation, sont aux antipodes de la paix. Et en démocratie, ne dit-on pas “point de liberté aux ennemis de la liberté ?”

Par conséquent, qualifié de sidérant l’attitude de l’Etat serait trop forcer le trait puisque cette frange de l’opposition n’indispose et ne désarçonne aucune autorité impliquée dans le processus du dialogue d’autant plus que leurs soubassements ne sont pas loin des désirs d’existence et de reconnaissance tout récemment perdus lors de l’élection présidentielle où elle a été magistralement laminée.

Cher grand-frère, je pense que vous vous êtes trompez cette fois-ci de lieu et de période. Le temps de Foccart est révolu et le palais de la République n’abrite pas de “faucons” mais de fidèles serviteurs de la République, des commis de l’Etat chevronnés et des membres du cabinet présidentiel dévoués et rompus à leurs tâches consistant à veiller au grain pour aider le Chef de l’Etat à mener mieux la haute mission que le Peuple sénégalais lui a légitimement confiée. Mais, cette outrecuidance aux allures de dénigrement n’a d’égale irrévérence que de parler d’une “létale conception de la démocratie sénégalaise” au moment où elle est zénith avec la main tendue du Président de la République, récemment victorieux d’une élection exceptionnelle, à l’endroit de ses adversaires, avec l’ouverture du Cos-Pétrogaz aux partis politiques (pouvoir comme opposition) et à la société civile,  alors qu’il pouvait dérouler son “Sénégal pour tous” sans clignoter.

Par contre, là où vous laissez les bésicles du chirurgien au laser en portant les binocles de l’opposant pur et dur, c’est lorsque que affirmez : “tout le peuple peut voter, mais aucune fraction du même peuple souverain ne peut manifester. Autrement dit, plus de 40% de Sénégalais doivent se tenir à carreau, durant tout le quinquennat, en avalant des couleuvres aussi grosses que cette opaque affaire Petro-Tim. Sans broncher civiquement”. Le dire serait excusable, mais l’écrire par vous-même demeure impardonnable puisque le premier mandat de son Excellence a été fortement marqué par de récurrentes manifestations autorisées au point que l’interdiction devenait l’exception. Avec ce mandat en cours, il s’ouvre à toutes les forces vives de la nation pour parler, discuter et décider de ce que le Sénégal a en commun.

Sur quoi vous fondez-vous pour soutenir que nous vivons une “gouvernance qui broie le consensus, bonifie l’intolérance et sacralise le sectarisme”? Le doyen Vedel disait à un ses collègues : “votre éloquence trahit votre pertinence”. J’ai peur que vous soyez tombé dans ce travers et risquiez le sort des sœurs danaïdes.

Cher grand-frère, permettez-moi de laisser mon scalpel et de vous emprunter votre laser afin de m’adresser aux roublards et aux moissonneurs des temps révolus. La nouvelle donne exige de dépasser les clivages politiques traditionnels inadéquats et inaptes à résoudre les problèmes du pays en finissant avec les faux débats et autres oppositions artificielles et stériles.

Il faut savoir que le pessimisme et la suspicion sont des humeurs à partir de desquelles il est impossible de construire et d’avancer. L’optimisme, lui, est un état d’esprit qui, seul, permet de surmonter les difficultés et de franchir les obstacles. Bien sûr, il ne s’agit pas d’un optimisme béat qui serait ridicule mais d’un optimisme lucide qui permet de progresser.

Et de lucidité, le Président Macky Sall n’en manque pas lorsqu’il invite à dépasser l’opposition stérile et systématique et à œuvrer en communion. Il appelle à la mobilisation générale de tous bords, par conséquent, capable de s’adresser à toutes les composantes de la société, d’en réunir tous les représentants légitimes et leur demander, face à la nation, en toute transparence et lucidité, de répondre clairement, concrètement, à la seule et unique question qui vaille : à quoi sommes-nous prêts, à quels efforts, à quelles actions, à quelles initiatives, à quelles concessions, à quels sacrifices, pour aider notre patrie à s’en sortir ? Cartes sur table. Tous masques laissés au vestiaire.

En l’absence de cette impérieuse interrogation, le Sénégal peu à peu s’affaisse. Pas simplement à cause des débats vaseux et oiseux mais sans doute à cause d’une opposition surannée et rancunière, avec ses égoïsmes et ses corporatismes, ses frivolités et ses enfermements, ses illusionnismes de confort et ses aveuglements partisans, ses certitudes binaires et ses exclusivismes manichéens.

Le Sénégal du pétrole et du gaz a besoin d’un vaste et puissant transfert du passif à l’actif, du négatif au positif, de l’immobile au dynamique, de ce qui pèse à ce qui propulse, de ce qui plombe à ce qui soulève.

C’est cette mobilisation de nos forces vives qui déterminent cette résurrection tant prônée par son Excellence Macky Sall, comme toutes celles qui ont permis, depuis Blaise Diagne, à notre pays de rebondir et même de bondir. Elle ne sera pas, cette résurrection, la résultante laborieuse de reculades tactiques répétitives, de compromissions permanentes et de décisions molles. Elle ne s’épanouira ni dans la flasque ni dans le flou. Le Président Macky nous appelle à ce qu’on jaillisse des tranchées, qu’on cisaille les fils de fer barbelés, qu’on renverse les barrières et les murailles, qu’on franchise les lignes de démarcation pour que chaque chose, nébuleuse ou douteuse, la lumière soit apportée. C’est tout le sens de la saisine du procureur de la République et on appel à témoin.

Ainsi libérés de tous les clivages, les bâtisseurs du Sénégal nouveau, de tous horizons, se fédèrent autour d’un projet, d’une perspective, d’une direction, d’une finalité et d’une volonté pour enfin asseoir et consolider l’alternative après la double alternance.

C’est en cela que l’opposition doit se réformer et changer de méthode. S’opposer est en démocratie, ce que le vent est au feu. Il attise le grand mais éteint le petit. De nos jours, elle doit troquer ses habits de hâbleur de rue, crachant dans la soupe gouvernementale au risque d’être antinationale sans le savoir et enfiler les souliers de l’ophtalmologue pour proposer des remèdes au mal qu’elle croit susceptible de nuire le Peuple.  L’opposition de négation est démodée et obsolète. Celle qui est à la mode parce que salutaire est une opposition de participation, de proposition et de veille.

En définitive, la comparaison du Sénégal sous Macky Sall à d’autres pays africains frise la déraison puisque les causes étant totalement différentes, les conséquences ne sauraient être les mêmes dans notre pays où les lamantins s’abreuvent à la fontaine de Simal dans une concorde parfaite, une cohésion nationale et un dialogue fraternel. Et avec cette dynamique entreprise depuis mars 2012, vous savez très bien qu’on n’est pas tombé de Charybde en Scylla.

Mouhamadou Mounirou SY

Enseignant en droit public (Université de Thiès)

Président de l’Alliance pour une Dynamique Nouvelle (ADN)


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